Perte de financement – Face à Face

À notre très Chers et Chères FàFmille:

C’est avec beaucoup de regret que nous vous confirmons que notre financement de Centraide sera coupé à 100% dès la fin du mois de Mars 2017. Ceci réprésente plus de 50% de notre budget. Nous sommes donc officiellement à risque de fermer nos portes.

Cela étant dit, nous n’avons aucunement l’intention de permettre que cela se produise. Face à Face est composé d’un personnel dévoué, de bénévoles loyaux et d’une clientèle débrouillarde.Nous allons rassembler nos forces pour aller de l’avant et créer un nouvel avenir pour Face à Face.

Nous vous demandons en ce moment de partager cette information dans vos réseaux sociaux, avec vos employeurs, vos employés et vos collègues, avec vos professeurs et vos étudiants; Nous sommes en train de mettre au point des outils pour aider à la diffusion de cette information et des demandes de soutien. Nous nous acceptons toutes idées ainsi que des mots d’encouragement.

Si vous souhaitez faire un don à Face à Face, veuillez suivre ce lien: http://faceafacemontreal.org/fr/faire-un-don/

Du fond de notre cœur, nous vous remercions.

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Comedy for a cause

comedyforacause

Des groupes communautaires au Québéc sont sérieusement sous-financés

Cette semaine, des groupes communautaires comme Face à Face ont prévu une série d’actions à travers le Québec afin de dénoncer leur sous-financement chronique. Ces actions auront comme objectif de souligner l’importance et la nécessité de ces organisations pour les communautés ciblées.

 
«On tient les organismes communautaires pour acquis. Pourtant, ils sont aujourd’hui en péril. On va sortir de notre invisibilité»
Hugo Valiquette, porte-parole Engagez-vous pour le communautaire
 

Cette mesure intervient après que le gouvernement du Québec annonce un excédent de 2,2 milliards de dollars cet automne, mais ne prévoit pas de dispositions pour les groupes communautaires dans la dernière mise à jour économique de la province.

 

Face à Face sera fermé mercredi à partir de 12h30 pour soutenir le mouvement, et nous assisterons à la manifestation qui commence à 13h à la Place des Festivals. Habillez-vous en blanc et joignez-vous à nous!

 

Pour plus d’informations sur la cause, suivez l’événement sur facebook.

Stress quand tu me prends…

Nous avons tous vécu des moments où les pires scénarios ce sont formés dans notre tête.Mon dieu c’est déjà demain la journée de l’examen, je n’ai pas assez étudié, je vais échouer et je vais couler mon année scolaire ou bien ma blonde est en colère après moi, elle va me quitter c’est certain ou j’ai une bosse dans le cou mon dieu ça pourrait être un début de cancer et je vais en mourir! C’est à ce moment que ce que j’appelle « notre hamster intérieur se mets à travailler » et il travaille très fort.
Mais à bien y penser, vous êtes-vous rendu compte qu’il est rare que ces scénarios dignes d’Hollywood se matérialisent? Alors on se calme!

Mais comment retrouver cette paix intérieure, ce calme? Il n’y a pas de recettes miracles, mais déjà de prendre conscience que nous sommes dans un moment de panique est une première étape. Ensuite, les moyens que nous utilisons pour nous calmer sont personnels à chacun et ne doivent pas être jugés. Du moment que ça fonctionne c’est ce qui compte. Que ce soit la méditation, aller prendre une marche ou se détendre en lisant un bon livre, ce sont tous des bons moyens s’ils réussissent à vous détendre. En ce qui concerne la méditation, vous n’avez pas à être un moine pour méditer. Il suffit d’être en mesure de se concentrer sur sa respiration et d’être attentif à vos sensations physiques.
Essayez, vous verrez que ça marche, on en oublie nos problèmes!
Parmi les types de méditation qui existent, il y a entre autre la méditation dynamique, parfaite pour bien démarrer sa journée, la méditation pleinement consciente, idéale pour mettre le focus dans le moment présent ou la méditation par le rire qui est excellente si vous êtes trop sérieux dans la vie. Ce ne sont là que quelques techniques de méditation qui existent.
À vous de trouver celle qui vous conviens!

Pour ma part, quand je suis stressé, j’aime bien prendre un bon bain chaud en écoutant les lignes ouvertes sportives.Quel bonheur que de sentir l’eau chaude détendre mes muscles tout en écoutant les gens critiquer les performances du Canadiens! J’écoute les gens s’enflammer, rager contre le CH. Souvent à les écouter on devrait échanger toute l’équipe! Ron Fournier rajoute un peu d’humour dans tout ça et en l’espace d’une demi-heure, j’oublie tous mes problèmes…
Vous vous dites que ça ne fonctionnerait pas pour vous et vous avez probablement raison car il s’agit de ma méthode bien personnelle que j’utilise pour chasser mon stress. À vous de trouver votre propre méthode qui vous ramènera dans un état de bien-être. Faites-vous confiance, vous êtes capable de la trouver et surtout, ne laisser pas les autres vous juger. Rappelez-vous que si ça marche, c’est ce qui compte!

Le stress fait partie de notre vie et qu’on le veuille ou non, on ne peut y échapper. À défaut d’y échapper, on peut par contre le gérer. Nous avons le contrôle de nos émotions et sur la façon dont nous traversons ces moments de tempêtes.

Steeve Désaulniers

Que voulez-vous faire quand tu se développer?

Combien d’entre nous peuvent dire qu’ils savaient depuis un très jeune âge ce qu’ils voulaient devenir plus tard? Combien d’entre nous voulaient devenir avocat à 14 ans et sont vraiment  devenus avocat à 25 ans? Pour certains d’entre nous oui, mais pour la plupart ça ne se passe pas du tout comme ça. Je me souviens que ma sœur, dès le secondaire, voulait devenir médecin. Et bien je suis fière de dire qu’elle entre en médecine en janvier. Malheureusement, pour moi ça n’a pas été si facile de savoir ce que je voulais faire pour le restant de ma vie.

J’ai commencé à fréquenter l’Université Concordia en septembre 2011, comme auditeur libre. Ce statut vous permet de « tâter le terrain »; vous pouvez essayer différents cours et découvrir ce que vous aimez et ce que vous n’aimez pas.  J’ai littéralement tout essayé, des exténuants cours du soir en math, aux cours de marketing et de biologie — j’ai vraiment tout essayé. J’ai également commencé à faire du bénévolat pour la première fois de ma vie, car pour être honnête je ne considère pas ma participation à la chorale de Noël, quand j’avais huit ans, comme une expérience de bénévolat que je puisse inclure dans mon CV.  L’expérience dont je vous parle était différente; il s’agissait d’un projet organisé par l’Université Concordia appelé ASB pour Alternative Spring Break (Semaine de relâche différente), qui permet aux étudiants de choisir une région — comme Montréal, les Laurentides ou la Nouvelle-Orléans — et d’y passer une semaine à faire du bénévolat. C’est ainsi que je suis partie pour la Nouvelle-Orléans au mois de février avec un groupe d’étudiants, pour travailler avec Habitat for Humanity à rebâtir des maisons pour les gens qui ont perdu la leur lors de l’ouragan Katrina de 2005. C’est peut-être un cliché, mais j’ai réalisé au cours de cette semaine-là que je voulais travailler dans le domaine social. Je voulais aider les gens à atteindre leur plein potentiel. C’est quelque chose qui me va comme un gant, c’est tout; juste comme ça, j’ai su quelle branche étudier et comment m’orienter en termes d’aspirations et d’objectifs de carrière. De retour de ce voyage, je me suis immédiatement inscrite au programme de Relations humaines à Concordia. J’ai développé une passion d’aider les autres et j’ai fait davantage de bénévolat; comme par exemple au Centre communautaire Tyndale St-Georges, dont l’objectif est fournir des outils à la communauté de la Petite Bourgogne en offrant des programmes pour les parents et les enfants. J’ai travaillé au camp d’été et j’ai agi comme tuteure en septembre, pour le programme d’aide aux études. J’ai commencé à faire du bénévolat chez Face à Face, vers la fin de ma dernière année d’université. Je n’aurais pas pu espérer mieux comme opportunité d’apprentissage. J’ai eu la possibilité de travailler avec une grande variété de clients merveilleux qui m’ont beaucoup appris. Ces clients ont eu une grande influence sur ma vie et j’espère seulement qu’ils peuvent en dire autant à propos de moi. Je fais présentement mon stage d’été chez Face à Face et j’obtiendrai mon baccalauréat de Concordia en décembre prochain. Le bénévolat a fait de moi une meilleure personne. Il m’a permis d’apprendre et de grandir, et il a donné un but et un sens à ma vie. J’entrevois un bel avenir et j’ai hâte de mettre en pratique, tout au long de ma carrière, toutes les choses extraordinaires que le bénévolat et mes études m’ont apprises. Et vous tous qui n’avez pas encore trouvé un but à votre vie, ne vous en faites pas trop. À la fin, les choses finissent toujours par se placer. Devenir bénévole dans votre communauté est un moyen extraordinaire de trouver ce que vous voulez faire; je peux vraiment dire que ça a fonctionné pour moi.

Stephanie Underwood

Le développement communautaire

Qu’est-ce que le développement communautaire et comment pouvons-nous solidifier notre communauté? Le développement communautaire est fondé sur l’engagement d’un groupe de personnes dans une communauté qui prennent l’initiative d’une action sociale afin d’amener le changement qu’ils souhaitent voir. Le développement communautaire nous donne les moyens d’agir et de mettre en œuvre des changements au sein de nos communautés.

Donc, qu’est-ce qui pousse les gens à s’engager dans le développement de la communauté? Notre désir et notre soif de changer le monde sont à la source de notre motivation qui découle et s’inspire des valeurs, des principes et de la vision du monde légués par notre bagage personnel et culturel. Notre motivation vient aussi de nos expériences personnelles et de nos prises de position sur ce qui est bien ou mal. Ces valeurs, principes et positions façonnent notre vision du monde idéal, et, finalement, nous motivent à tenter de faire en sorte qu’il le soit réellement. Le principal objectif du travail communautaire est d’améliorer la qualité de vie d’une personne ou d’un groupe en particulier dans la société, ce qui mène à changer certains aspects importants de la façon dont la communauté pense ou fonctionne dans son ensemble.

Pourquoi est-ce que j’écris à propos de tout cela? Parce que notre monde a désespérément besoin de gens passionnés qui sont prêts à travailler fort et faire changer les choses, à changer des vies, à changer notre communauté et, un jour, la société telle que nous la connaissons. Guidés par nos expériences de vie, nos valeurs, nos principes et nos positions, nous pouvons contribuer à faire une différence réelle dans ce monde.

Le bénévolat est une partie très importante de ma vie et c’est le cas depuis que j’ai commencé l’université en 2011. Je souhaitais m’impliquer au sein de la communauté montréalaise et j’avais envie de faire partie de quelque chose de plus grand que moi. Si vous lisez ceci et que vous avez le désir et la soif de vous lancer pour faire partie de quelque chose de grand, je vous encourage à plonger, à explorer le monde du bénévolat et du service communautaire et de voir par vous-même à quel point c’est enrichissant et gratifiant. Allez-y et impliquez-vous. Motivez-vous. Et soyez le changement que vous voulez voir dans la société.

« Nous pouvons changer le monde et en faire un monde meilleur. Le changement est entre vos mains! » – Nelson Mandela

Source:

Comment être bénévole m’a aidé à obtenir admis en Maîtrise

Il y a des gens qui savent depuis leur naissance ce qu’ils veulent faire dans la vie. Moi, par contre, je ne suis pas de ceux-là. Je n’avais aucune idée de ce que je voulais, hormis mon désir d’aider les gens. À ma sortie du cégep, j’ai fait une demande d’admission au baccalauréat en psychologie et j’ai été admise. J’ai adoré ça. J’ai travaillé très fort dans mes cours et j’ai travaillé bénévolement dans des laboratoires de recherche. J’étais si enthousiaste que je croyais sincèrement que je deviendrais la meilleure psychologue à Montréal.

J’ai obtenu mon diplôme avec distinction et fait une demande d’admission au programme de maîtrise du département de psychopédagogie et psychologie du counseling.  La vie était belle. Jusqu’à ce que je reçoive la terrible nouvelle: ma demande d’admission à la maîtrise avait été rejetée. Une fois de plus, j’étais perdue et je n’avais aucune idée de ce que j’allais faire dans la vie. Je me trouvais devant une année entière officiellement vide et j’ai décidé de me servir de ce temps pour déterminer ce que je voulais devenir. Quelque chose d’intéressant est alors arrivé – deux personnes dans ma vie, sans aucun lien entre elles, m’ont conseillé de me servir de cette année de congé pour bâtir mon CV en faisant du bénévolat dans un organisme communautaire. Comme je ne savais pas vraiment où faire du bénévolat, j’ai commencé à chercher sur le site Web du Centre d’action bénévole de Montréal.

Je suis tombée sur un organisme appelé Face à Face (alias FaF) qui m’intéressait pour deux raisons. D’une part, FaF travaille principalement avec les adultes et puisque j’avais seulement travaillé avec les jeunes jusque-là, ça me donnerait l’occasion d’élargir mon expérience. Ensuite, comme il y avait un certain chevauchement avec la psychologie, ça me donnerait la chance de mettre mes études en pratique. J’ai donc décidé d’essayer. J’ai posé ma candidature, j’ai été retenue, et deux ans plus tard, je suis toujours là.

Les choses ont beaucoup changé en deux ans et FaF, ainsi que d’autres organismes communautaires, a été là pour moi tout au long du chemin. Pendant mon année de congé j’ai été bénévole à FaF deux fois par semaine, j’ai travaillé et j’ai été tutrice bénévole auprès de jeunes en difficulté au sein d’un autre organisme communautaire. Le bénévolat était la meilleure partie de ma semaine. Non seulement on se sent bien d’aider les autres, mais on tisse aussi des liens durables avec des personnes qui travaillent dans la communauté. L’enthousiasme m’a gagnée une fois encore et je savais que le bénévolat au sein d’organismes communautaires m’avait aidé à découvrir qui je suis vraiment. J’y ai rencontré des gens merveilleux et noué des amitiés pour la vie. J’ai également acquis de précieuses compétences interpersonnelles.

J’ai réaffirmé mon désir de travailler avec les populations vulnérables et de faire une différence dans la vie des gens. Grâce à mon travail de bénévole et mon intérêt pour les jeunes, je me suis rendue compte que pour moi, la meilleure façon de mettre en œuvre le changement est par le biais des jeunes, à travers le système d’éducation. Sur la base de cette idée, j’ai déposé une nouvelle demande d’admission à la maîtrise. Cette fois, j’ai choisi l’option recherche et j’ai proposé un projet dans les écoles pour venir en aide aux jeunes en transition qui vivent une situation de vulnérabilité. J’ai aussi demandé une lettre de recommandation aux responsables des bénévoles qui ont gentiment accepté. Quelques mois plus tard, j’étais admise à la maîtrise! À la même époque, on m’a offert un emploi à FaF que j’ai accepté avec plaisir.

Maintenant, j’ai terminé ma première année de maîtrise, je vis dans mon propre appartement, et je travaille à temps plein à FaF cet été. Mon engagement bénévole auprès de deux organismes m’a permis d’en découvrir d’autres qui ont également un impact sur la communauté montréalaise. Il y a de nombreux projets qui sont en cours partout dans la ville grâce aux multiples organismes qui continuent d’aider les gens tous les jours.

En fin de compte, le bénévolat m’a non seulement permis de changer la vie d’autres personnes, il m’a aussi apporté la motivation et le soutien dont j’avais besoin pour changer la mienne.

Source:
Charlie Ohayon